The Unknown Light / NextLevel Galerie

 

[accordiongroup][accordion title= »The Unknown Light » open= »yes »]La lumière, comme révélateur de la matière, celle qui dévoile le non visible, est au centre des recherches de l’artiste depuis plus de 20 ans. Dans cette nouvelle série d’images, FX Combes fait explicitement référence à ses travaux antérieurs en argentique où il détournait, manipulait la lumière émanant de l’agrandisseur a n de créer une matière photographique, visible uniquement par le procédé expérimenté. Comme une variation dans la continuité, FX Combes a ajouté à sa palette les outils numériques, en les détournant de leurs fonctions premières, cherchant à en explorer tant leurs forces que leurs faiblesses; s’e orçant à entrevoir une matière poétique que lui fournit l’algorithme contourné. L’artiste s’inspire également du mécanisme d’enregistrement de la mémoire, source de souvenirs, sélectifs, altérés tant par nos repères que par nos sens cognitifs. Si la mémoire agit à travers un procédé de construction, de destruction, et de reconstruction, elle ne garantie pas une reproduction exacte de la réalité. Elle peut s’en approcher par de multiples arti ces, des subterfuges qu’on appelle plus communément des faux souvenirs. FX Combes observe que le traitement de l’information numérique est similaire à celui du traitement de l’information par notre mémoire ; soit au moment de l’encodage, du stockage et où encore de la restitution : « C’est cette idée de mémoire comme essentiellement faillible qui a guidé mon travail ». À l’image de ces interstices lacunaires dans la chaîne d’informations de notre mémoire, FX Combes exploite la mémoire cachée de certains logiciels de traitement d’images et/ou d’impression. Il inverse ainsi les processus d’utilisation de ces outils en travaillant par calques soustractifs successifs (alors qu’on leur demande habituellement d’ajouter de l’information). « En déconstruisant l’image puis en la reconstruisant, la machine numérique fonctionne comme notre cerveau en re-fabriquant de la mémoire dé nitive, et en y incluant des souvenirs de mémoire épisodiques inexacts, erronés voire in dèles, des traces de mémoire. » Ses œuvres empruntent ainsi autant à la mémoire résiduelle qu’à la mémoire cachée d’un programme ou de l’imprimante utilisée pour mieux révéler, re-construire une image avec de faux souvenirs, de fausses impressions, à travers une matière qui lui est propre. Visible ou invisible. Impalpable. Si dans un tel processus, la part de l’aléatoire n’est pas totalement étrangère, FX Combes ne lui laisse que peu de place, à l’instar du vers célèbre de Mallarmé : « Un coup de dés jamais n’abolira le hasard ». En e et, l’artiste a toujours cherché à révéler ce que l’œil ne voit pas ou décide d’oublier, en produisant une image « à la limite » où restent sensibles des traces de mémoire visuelle, volatile, avec pour but ultime de voir au-delà de cette image : de voir à travers elle. Les œuvres de FX Combes donnent à voir, comme l’écrit Vincent Gracy, « cette transmutation du visible initial en sa quintessence achevée ». [/accordion][/accordiongroup] 

[accordiongroup][accordion title= »The Unknown Light » open= »no »]Light, as a revealer of matter, which reveals the non-visible, is at the center of the artist’s research for more than 20 years. In this new series of images, FX Combes explicitly refers to his earlier work in analogue where he diverted, manipulated the light emanating from the enlarger to create a photographic material, visible only by the experimented process. As a variation in continuity, FX Combes has added to its palette, digital tools, by diverting them from their primary functions, seeking to explore both their strengths and their weaknesses; striving to glimpse a poetic material provided by the algorithm bypassed. The artist is also inspired by the recording mechanism of memory, selective, altered by both our references and our cognitive senses. If memory acts through a process of construction, destruction, and reconstruction, it does not guarantee an exact reproduction of reality. It can be approached by multiple arti ces, subterfuges that are more commonly called false memories. FX Combes observes that the processing of digital information is similar to the processing of information by our memory; either at the time of encoding, storage and where still restitution: « It is this idea of memory as essentially fallible that guided my work.» Like these gaps in the information chain of our memory, FX Combes exploits the hidden memory of some image processing software and / or print. It thus reverses the processes of using these tools by working with successive subtractive layers (when they are usually asked to add information). « By deconstructing the image and then reconstructing it, the digital machine functions as our brain by re-manufacturing permanent memory, and by including inaccurate, erroneous, even unfaithful episodic memory memories, traces of memory.» His works thus borrow as much from the residual memory as from the hidden memory of a program or the printer used to better reveal, re-construct an image with false memories, false impressions, through a material of its own. Visible or invisible. Impalpable. If in such a process, the part of the chance is not totally foreign, even FX Combes leaves it a little part, like Mallarme’s famous verse: “ A strow of the dice will never abolish the chance”. Indeed, the artist has always sought to reveal what the eye does not see or decide to forget, producing an image ‘at the limit’ where remains traces of visual memory, volatile, with the ultimate goal of to see beyond this image: to see through it. The works of FX Combes reveal, as Vincent Gracy writes, « this transmutation of the initial visible into its nal quintessence ».[/accordion][/accordiongroup]

 

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